Les « salles de shoot » jugées « utiles et efficaces »

Les « salles de shoot » jugées « utiles et efficaces »Les salles de consommation à moindre risque doivent être « pérennisées » mais pas « généralisées » a averti Caroline Janvier, députée LREM et rapporteuse de la mission.

Demandant à leurs collègues de « ne pas parler de “salle de shoot”, terme péjoratif pour les personnels du secteur, mais aussi pour les usagers », les rapporteurs, Caroline Janvier (LREM) et Stéphane Viry (LR), considèrent que le dispositif légal autorisant les SCMR « doit être maintenu, et qu’il est pertinent pour prendre en charge les usagers de crack », ont-ils expliqué mardi 14 septembre devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée.

Mais « ces salles ne peuvent se concevoir que dans un parcours médical complet » car leur but « n’est effectivement pas de sevrer des toxicomanes », a dit Stéphane Viry, préconisant pour cela de « développer les lits en addictologie pour permettre le sevrage » et « les lieux de postcure ».

À CONSULTER AUSSI >> Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin annonce une amende contre les guetteurs de drogue

Pour les rapporteurs, la possibilité d’ouvrir des espaces de consommation « au sein de certains Caarud » (centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues), petites structures où la consommation est jusqu’ici interdite, « doit être étudiée ».

« Pour l’instant, il n’est pas question de lieu d’inhalation » rue Pelleport, a assuré le premier adjoint de Paris (PS) Emmanuel Grégoire à l’AFP.

Début juin, le cabinet du ministre de la Santé, Olivier Véran, avait jugé « positif » le bilan des deux structures de ce genre testées à Paris et Strasbourg depuis 2016.

Vous pouvez également aimer

Laisser votre commentaire

Quitter la version mobile