Eau potable d’Ile-de-France est dans un état critique

Depuis février 2006, des restrictions d’usage de l’eau sont imposées sans interruption dans plus du tiers des communes du département de seine et marne.Malgré les pluies récentes, l’état de crise renforcé, qui déclenche les mesures d’économies les plus sévères, devrait être déclaré fin juillet.

Les bilans de l’Institut français de l’environnement font apparaître une contamination généralisée des eaux par les pesticides, dont la présence est détectée dans 80 % des stations de mesure en rivière et 57 % en eaux souterraines.

La nappe, qui alimente un million de personnes en Ile-de-France, atteint son plus bas niveau historique.

Les habitants du département ne sont pas les seuls concernés : si la moitié des consommateurs habite la Seine-et-Marne, l’autre loge à Paris et dans la petite couronne, héritage de l’époque où la capitale a construit son réseau d’approvisionnement en puisant aux meilleures sources et où la grande banlieue n’existait pas.

Dans ce département céréalier, les résidus de pesticides et de nitrates présents dans l’eau souterraine crèvent les plafonds réglementaires.

Les collectivités locales doivent donc aujourd’hui se battre en même temps sur deux fronts, pour préserver à la fois la quantité et la qualité de l’eau.

90 % des volumes prélevés sont utilisés pour l’eau potable.

Or l’efficacité des restrictions imposées aux particuliers est « très difficile à mesurer », relève Cécile Rousseau, responsable du service de la police de l’eau à la direction départementale de l’agriculture et de la forêt.

Malgré tout, évolution plutôt satisfaisante, la courbe de consommation baisse de 1 % à 2 % par an, tandis que la population augmente dans les mêmes proportions.

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