La pierre trop lourde pour les Français

Triste anniversaire pour les ménages écartés de l’accession à la propriété par des tarifs de la pierre devenus inaccessibles, spécialement dans les grandes agglomérations où les prix sont au zénith.Cet automne, le marché de l’immobilier va fêter une décennie d’augmentation vertigineuse et ininterrompue des prix.

«Entre 1997 et 2007, les prix des maisons et des appartements ont progressé de 142%», constate platement Nicolas Thouvenin responsable des études économiques à l’Observatoire des marchés de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier).

En Ile-de-France, région la plus chère de l’Hexagone, la hausse atteint 156% selon la Chambre des notaires.

Des chiffres qui détonent dans un environnement économique marqué par une hausse modérée des prix à la consommation et une évolution modeste du pouvoir d’achat des ménages.

Mais depuis quelques semaines, les nuages s’amoncellent.

La crise des «subprime» aux Etats-Unis liée aux crédits immobiliers a constitué une première secousse.

L’ajustement se fera au long cours.

Marc Touati juge «inévitable une baisse des prix de 10 à 15%» dans les deux ans.

Le krach immobilier du début des années 1990 s’était traduit par une chute de 40% des prix de la pierre en cinq ans (voir le graphique ci-contre).

Le marché de l’immobilier français n’est pas directement concerné par la question des subprime qui touche les Etats-Unis de plein fouet.

Dans l’Hexagone, les banques ne financent pas des acquéreurs aux ressources incertaines.

«La crise américaine risque d’avoir un impact psychologique sur les acheteurs français», juge Jean-Pierre Petit.

Au premier trimestre 2007, le nombre de transactions a reculé de 3,3% en Ile-de-France, selon la Chambre des notaires.

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