18 mai 2024

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Les Français, leurs collègues et la pause déjeuner : enquête sur le repas du midi en entreprise

Crédits : Image by iStock

Cet article est sous embargo de reprise jusqu’au jeudi 11 avril à 6h.

Les Français, leurs collègues et la pause déjeuner : enquête sur le repas du midi en entreprise

Les salariés et la pause déjeuner

Moment clé de la journée, la pause déjeuner se vit sous de multiples formes, qu’il s’agisse d’apporter son repas au travail, de préférer aller à la cantine ou au restaurant, de déjeuner seul ou avec des collègues, parfois toujours les mêmes, parfois pas… Afin de mesurer en profondeur le rapport des salariés français au repas du midi, Openeat et l’agence spécialisée en data FLASHS ont confié à la plateforme Selvitys le soin d’interroger un millier d’entre eux travaillant pour des entreprises de toutes tailles.

Riche en enseignements, cette étude met en lumière un certain nombre de faits saillants, à l’exemple du nombre impressionnant de personnes qui utilisent aujourd’hui les titres restaurant pour payer leurs courses alimentaires, de la durée moyenne de la pause déjeuner, de l’influence du télétravail sur le temps accordé à la restauration, de l’importance du fait maison ou encore de la nature des discussions à table entre collègues.

Payer ses courses avec des titres restaurant : une pratique largement répandue

Dans un contexte d’inflation élevée ces dernières années, la possibilité de régler les courses alimentaires à l’aide de titres restaurant est largement utilisée par les salariés qui en détiennent.

Rapport d'étude FLASHS x Openeat - Les titres-restaurant et leurs usages
Rapport d’étude FLASHS x Openeat – Les titres-restaurant et leurs usages

Plus de 8 salariés sur 10 (84%) détenant des titres restaurants disent utiliser chaque année tous les titres auxquels ils ont droit. Si un quart d’entre eux (26%) s’en servent uniquement pour régler leur déjeuner, une très large majorité les utilise également pour payer, comme la loi les y autorise, des courses alimentaires dans la limite de 25€ maximum par jour. C’est le cas de 72% des répondants, dont 9% disent qu’ils ne les emploient que pour ce type d’achats. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes (11% contre 7%) à mettre à profit les titres restaurant pour ne payer que les courses.

Des pauses déjeuner plus courtes en télétravail

52% des télétravailleurs déjeunent en moins d’une demi-heure à leur domicile, contre 45% sur leur lieu de travail.

Rapport d'étude FLASHS x Openeat - La durée de la pause-déjeuner
Rapport d’étude FLASHS x Openeat – La durée de la pause-déjeuner

Pour une courte majorité des salariés (54%), la pause déjeuner est un moment de la journée de travail attendu avec plaisir, tandis que près de 4 sur 10 (39%) la considèrent de manière simplement utilitaire. 7% estiment par ailleurs qu’ils pourraient s’en passer.

Quand ils sont en télétravail, les salariés ont tendance à raccourcir le temps qu’ils consacrent au déjeuner. 52% s’accordent un intermède de moins d’une demi-heure et 40% entre 30 minutes et une heure, tandis que sur le lieu de travail, les proportions sont respectivement de 45% pour moins de 30 minutes et 44% de 30 à 60 minutes. Les pauses déjeuner qui dépassent l’heure sont marginales : 8% pour les télétravailleurs et 11% pour celles et ceux en présentiel.

Quand le restaurant est au menu

S’il arrive à de nombreux salariés de se rendre au restaurant le midi, ce n’est une habitude que pour un faible nombre d’entre eux.

Rapport d'étude FLASHS x Openeat - Au restaurant
Rapport d’étude FLASHS x Openeat – Au restaurant

Plus de 7 salariés sur 10 (71%) déclarent manger au restaurant avec des collègues durant le temps du midi. Parmi eux, 11% indiquent que cela leur arrive systématiquement, 28% souvent et 32% rarement. Les plus assidus sont les plus jeunes : 78% des 18-24 ans déjeunent plus ou moins fréquemment au restaurant, contre 64% des 55-64 ans. Cette pratique est également plus répandue dans les grandes entreprises (77% de leurs salariés disent s’y rendre) que dans les très petites entreprises (58%).

Lorsqu’ils déjeunent au restaurant, les salariés commandent généralement un plat et un dessert (43%) ou une entrée, un plat et un dessert (32%). Ils se contentent plus rarement d’une entrée et d’un dessert (12%) ou d’un plat seul (13%). Des habitudes qui varient en fonction du genre des personnes interrogées : les femmes privilégient la formule plat + dessert (52% contre 35% chez les hommes), tandis que la gent masculine est plus nombreuse à opter pour le repas complet entrée + plat + dessert (39% contre 24% chez les femmes).

Côté boissons, 53% des personnes auxquelles il arrive de déjeuner au restaurant lorsqu’elles travaillent consomment de l’alcool, dont 10% en sont coutumières à chaque repas. Là aussi, des différences apparaissent lorsque l’on se penche sur le détail des résultats : ainsi, 55% des 18-24 ans boivent de l’alcool au restaurant le midi, contre 44% des 55-64 ans. Les femmes sont aussi moins nombreuses que les hommes (49% contre 57%) à en faire état.

Le fait maison : plus économique, plus sain, mais parfois dérangeant

Des millions de salariés préparent chaque jour à la maison le repas qu’ils prennent sur leur lieu de travail. Une option qui a de nombreux avantages, mais n’est pas toujours du goût de leurs collègues.

Rapport d'étude FLASHS x Openeat - Priorité au fait-maison
Rapport d’étude FLASHS x Openeat – Priorité au fait-maison

On l’a vu, seuls 11% des salariés déjeunent tous les midis au restaurant. Pour les autres, c’est le fait maison qui prime, puisque 43% apportent sur leur lieu de travail les plats qu’ils ont confectionnés à leur domicile. C’est notamment le cas de 50% des femmes et de 36% des hommes. Déguster sa “gamelle” comme le veut l’expression populaire est également plus fréquent lorsque l’on vit en milieu rural qu’au sein d’une métropole (51% contre 30%). Près du quart (23%) des répondants privilégient les formules à emporter (boulangerie, fast food…) et 17% fréquentent la cantine de leur entreprise. Enfin, 14% rentrent chez eux déjeuner et 3% se passent tout simplement du repas méridien.

Interrogés plus spécifiquement sur les raisons qui les poussent à préparer leur déjeuner à la maison, les salariés pour lesquels c’est une habitude indiquent qu’ils sont avant tout motivés par le caractère économique du fait maison (73%). Un aspect financier qu’ils combinent par ailleurs avec l’assurance qu’ils ont de s’alimenter plus sainement (34%), ainsi que de manger des plats qu’ils apprécient (25%).

Le fait de ne pas avoir d’autres choix faute de cantine sur leur lieu de travail ou de restaurants à proximité est cité par 8% des répondants. Pour autant, apporter son déjeuner ne signifie pas obligatoirement le consommer, puisqu’il est déjà arrivé à plus de la moitié (52%) des salariés concernés de finalement le délaisser pour se rendre à la cantine ou au restaurant avec des collègues. Un changement de cap que 10% disent par ailleurs effectuer souvent.

En outre, et parce que tous les goûts culinaires sont dans la nature, le fait maison ne fait pas que des heureux. En effet, 54% des personnes interrogées (et 60% des 18-24 ans) reconnaissent avoir déjà été incommodées par l’odeur ou la texture de plats apportés par leurs collègues, dont 11% disent que c’est, malheureusement pour elles, fréquemment le cas.

Rapport d'étude FLASHS x Openeat - Fait-maison : plus économique et plus sain
Rapport d’étude FLASHS x Openeat – Fait-maison : plus économique et plus sain

29% des salariés déjeunent toujours avec les mêmes collègues

La majorité des personnes interrogées partagent leur pause déjeuner avec des collègues, quand bien même il s’agit pour certains d’un passage obligé.

Rapport d'étude FLASHS x Openeat - Seul(e)s ou entre collègues
Rapport d’étude FLASHS x Openeat – Seul(e)s ou entre collègues

Moins d’un salarié sur cinq (18%) déclare déjeuner systématiquement seul le midi sur son lieu de travail. Pour les autres, les tablées s’organisent en fonction des affinités. 29% partagent toujours leur déjeuner avec les mêmes collègues, tandis que 15% changent de collègues au gré des repas. Pour près de 4 salariés sur 10 (38%), c’est l’alternance entre break en solitaire et repas entre collègues qui domine.

Il arrive que déjeuner avec des collègues ne rime pas obligatoirement avec partie de plaisir si l’on en croit les 32% qui déclarent qu’il s’agit là d’une obligation implicite dont ils préféreraient se passer. Toutefois, ils sont 82% à être d’accord sur le fait que ces moments partagés peuvent être propices au renforcement de leurs relations professionnelles, ce qui n’exclut pas, pour 7 salariés sur 10 (70%), d’estimer que le fait de profiter seul du temps du midi est une occasion de se ressourcer.

À table, la pluie et le beau temps plutôt que le travail et la vie privée

Le midi entre collègues, de quoi parle-t-on ?

Rapport d'étude FLASHS x Openeat - Conversations de table
Rapport d’étude FLASHS x Openeat – Conversations de table

Si pour un quart (26%) des convives, c’est le travail qui anime essentiellement les conversations, plus de la moitié (56%) préfèrent aborder des sujets d’actualité ou de la vie quotidienne, et ainsi donner tout son sens au mot “pause”. En revanche, ils sont peu nombreux à évoquer leur vie personnelle : 15% (22% chez les 18-24 ans contre 14% chez les plus de 55 ans) le font, mais sans en aborder les aspects intimes, tandis que seuls 3% vont bien plus loin dans les confidences.

Enquête réalisée par Selvitys pour Openeat et FLASHS du 29 au 31 mars 2024 par questionnaire autoadministré auprès d’un échantillon de 1 000 salariés âgés de 18 à 64 ans, représentatif de la population salariée française.

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