18 mai 2024

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Dégringolade du commerce exterieur

La direction des Douanes a publié le 7 mai 2008 les statistiques des échanges commerciaux de la France pour le mois de mars 2008. Il en ressort que notre commerce extérieur s’est fortement détérioré, avec un déficit de 4,752 milliards d’euros, supérieur de 60% aux prévisions déjà pessimistes d’un panel de 12 économistes interrogés auparavant par l’agence Reuters.Les exportations ont atteint 34,371 milliards d’euros (en net repli par rapport aux 36,549 milliards de février) tandis que les importations se sont élevées à 39,123 milliards (contre 39,371 milliards).

La dégradation du déficit est due en bonne part aux biens intermédiaires, qui ont dégagé un solde négatif de 1,4 milliard d’euros contre 774 millions en février. Le déficit des biens de consommation s’est aussi accru alors que l’excédent de l’agroalimentaire a diminué. La facture énergétique a représenté 4,74 milliards d’euros contre 4,57 milliards en février.

Sur les trois premiers mois de l’année, le déficit cumulé du commerce extérieur français se monte à 11,02 milliards d’euros, contre 7,74 milliards en janvier-mars 2007. Soit une dégradation spectaculaire de 42% en un an.
COMMENTAIRE

La dégradation de notre commerce extérieur est en train de se transformer en une donnée structurelle de notre économie. Elle résulte d’abord de nos handicaps traditionnels sur les marchés extérieurs où la France ne dispose pas, comme l’Allemagne, d’un réseau de puissantes PME spécialement orientées vers l’exportation.

Mais elle résulte aussi et surtout de deux grands choix économiques stratégiques erronés :

1) D’une part l’adoption de l’euro qui force l’industrie française à avoir la même monnaie de facturation que l’industrie allemande.
Toute l’histoire économique du XXe siècle a montré que ce système n’est pas viable : les différences essentielles entre les deux tissus industriels, les “élasticités-prix” de la demande à l’export radicalement différentes entre les produits français et les produits allemands, les évolutions structurellement divergentes des taux d’inflation et des gains de productivité entre les deux rives du Rhin, tous ces facteurs rendent illusoire l’idée même que les industries française et allemande aient la même monnaie sur long terme.

A ceci s’ajoute le taux de change de l’euro, qui est devenu insupportable pour de nombreuses productions françaises et qui explique la dégradation marquée de nos ventes à l’exportation.

Signalons au passage, une nouvelle fois, que contrairement à ce qu’affirment les européistes, la hausse de l’euro nous pénalise AUSSI en zone euro. Car nos productions y sont de plus en plus sévèrement concurrencées par des produits fabriqués en dehors de la zone (ex : pertes de parts de marchés en Allemagne ou aux Pays Bas d’automobiles fabriquées en France au profit de véhicules fabriquées en Roumanie ou en Corée).

A ceci s’ajoute le taux de change de l’euro, qui est devenu insupportable pour de nombreuses productions françaises et qui explique la dégradation marquée de nos ventes à l’exportation. Signalons au passage, une nouvelle fois, que contrairement à ce qu’affirment les européistes, la hausse de l’euro nous pénalise AUSSI en zone euro. Car nos productions y sont de plus en plus sévèrement concurrencées par des produits fabriqués en dehors de la zone (ex : pertes de parts de marchés en Allemagne ou aux Pays Bas d’automobiles fabriquées en France au profit de véhicules fabriquées en Roumanie ou en Corée).

2) D’autre part , la délocalisation de plus en plus massive de notre appareil industriel.

Ces délocalisations s’opèrent, soit vers de nouveaux Etats-membres où le coût du travail est très inférieur au nôtre et qui sont de surcroît situés hors zone euro (Slovaquie, Roumanie par exemple), soit le plus souvent dans des pays asiatiques à coûts de production dérisoires (Chine, Inde par exemple).

Ces délocalisations massives résultent de façon imparable du choix stratégique opéré par la Commission européenne d’accepter pour notre compte – et sans que le peuple français n’ait jamais été consulté pour accord – des déréglementations tous azimuts au sein du GATT puis de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). A titre d’exemple, il existait jusqu’à il y a deux ans des quotas textiles qui permettaient de contingenter les importations en Europe de textiles et habillement fabriqués en Chine. Depuis que la Commission a décidé de supprimer ces quotas, toute les industries textiles habillement des pays européens sont en déroute et la France vient d’assister à la mise en règlement judiciaire du groupe pluri-centenaire Dollfus-Mieg (DMC). L’impact macro-économique de cette décision se traduit mécaniquement par une dégradation de notre commerce extérieur.

CONCLUSION

En conclusion, le rétablissement durable de notre commerce extérieur impose les mêmes décisions stratégiques que la sauvegarde de notre savoir-faire et de nos emplois industriels :

– sortir de l’euro pour retrouver la maîtrise de notre politique de taux d’intérêt et de notre politique de change

– sortir de l’Union européenne pour pouvoir notamment négocier nous-mêmes nos intérêts les plus fondamentaux au sein de l’OMC.

Tout le reste est littérature, désinformation, manipulation et vœux pieux.

L’UPR est le seul parti politique français à proposer justement ces deux décisions révolutionnaires. Source

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Société de médias - PCI

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