Le premier ministre a confondu Marseillaise et Brabançonne

Je m’en excuse auprès de tous ceux que j’aurais choqués.Ces excuses ont été formulées dans la langue de Vondel. Quand Christophe Deborsu, le journaliste de la RTBF qui l’avait « piégé » lors de la Fête nationale, lui demanda de répéter ses excuses en français, Yves Leterme a préféré en rester là : « Je l’ai dit en néerlandais, cela suffit. ».Il n’empêche, cette mise au point tardive s’imposait.

Après avoir confondu les hymnes, usé de son GSM en plein office religieux et fait comprendre, ensuite et surtout, que ceux qui le cherchaient «allaient tôt ou tard en payer les conséquences», le futur Premier inquiète à nouveau les francophones.

Il avait déjà, l’été dernier, lors d’une interview à Libération, mis en cause leur capacité intellectuelle à apprendre le néerlandais.

Non pas parce qu’il ne connaissait pas les paroles de la Brabançonne, mais parce qu’il a confondu deux hymnes nationaux.

Il n’a pas cru bon non plus de participer au défilé du 21 juillet.

Le retour des vieilles méthodes, l’enfermement dans les châteaux.

Il l’affichait déjà à l’égard des francophones lorsqu’il se gaussait de leurs limites intellectuelles dans Libé, des institutions de la Belgique ou de ceux qui ne veulent pas jouer dans la même pièce que lui.

Pour Isabelle Durant, secrétaire fédérale d’Ecolo, son attitude traduit une méconnaissance du tissu médiatique francophone.

-> »A chaque pays sa souffrance. La France a Nicolas Sarkozy et nos amis Belge Yves Leterme ».

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