L’Insee met en cause la TVA sociale

L'Insee met en cause la TVA sociale L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a livré hier ses indicateurs annuels sur l’emploi et les salaires. Avec quelques nouveautés, comme cette enquête qui associe statistiques et «ressenti» des différentes générations quant à l’évolution de leurs «parcours d’emploi». Plus l’entreprise est grosse, plus le salarié coûte cher à l’entreprise (+ 11 % entre petites entreprises et entreprises de plus de 1 000 salariés).

S’il n’existe guère de différence de coût entre les régions, le coût horaire est plus élevé de 24 % dans le Bassin parisien et de 43 % en Île-de-France.

Le Portugal est le moins cher (10€), la Belgique le plus cher (37€) et la France est dans le peloton de tête avec 33€ (chiffres 2008).

C’est au Portugal, en Grèce et en Irlande, où le coût horaire était le plus bas en 1996, qu’il a le plus augmenté de 1996 à 2008.

Ces coûts sont très souvent en phase avec la performance de tel ou tel secteur.

Ainsi, l’ouvrier dans la florissante industrie automobile allemande (43€) coûte-t-il beaucoup plus cher (+ 29 %) que l’ouvrier français (33€).

L’Allemagne est en revanche le pays d’Europe qui a le mieux maîtrisé la croissance du coût du travail, aussi bien dans l’industrie que dans les services.

«À moyen terme, le taux de cotisations sociales employeurs n’est pas un déterminant du coût horaire du travail», écrivent les statisticiens en conclusion de leur enquête comparative européenne.

Vous pouvez également aimer

Laisser votre commentaire

Menu Title
Follow by Email
RSS