Hollande veut juguler les dépenses publiques

Hollande veut juguler les dépenses publiques. Hier soir, le chef de l’État a mis l’accent sur les nécessaires économies à réaliser et sur l’emploi, en esquissant «un pacte de responsabilité» à passer avec les entreprises. Hollande veut juguler les dépenses publiques François Hollande a insisté sur la «promesse» et la «chance» qu’est à ses yeux la France. Selon les bribes de renseignements distillées par l’Élysée dans la journée d’hier, ce devait être des voeux «de combat».

François Hollande a effectivement adopté un ton offensif, hier soir, lors de la traditionnelle allocution télévisée du 31 décembre. Les économies seront à réaliser «partout où c’est possible», selon François Hollande, et également dans les collectivités locales, «dont les compétences seront clarifiées».

Comme l’a indiqué Jean-Marc Ayrault à la mi-décembre, il portera sur les compétences des Régions et des Départements.

Le premier volet, relatif aux métropoles, a fait l’objet d’un accord entre l’Assemblée et le Sénat avant les fêtes de fin d’année.

François Hollande escompte ainsi «une simplification territoriale de notre pays», un serpent de mer de la politique française qui s’est toujours heurté aux baronnies locales.

Simplification dont on anticipe mal le contenu tant qu’on n’envisagera pas la suppression d’une couche du millefeuille administratif.

Ce «choc de simplification» maintes fois évoqué, le chef de l’État le veut également pour «les démarches administratives et la vie quotidienne».

À propos de l’emploi, le président a rappelé qu’il s’agissait là de son engagement majeur.

Il s’est abstenu de reprendre à son compte la désastreuse communication de son gouvernement, lequel voit la courbe du chômage baisser quand chacun voit qu’elle monte en novembre.

Le remède pour l’année qui vient repose sur un «pacte de responsabilité» que François Hollande soumet aux entreprises. Moins de charges et moins de contraintes d’un côté, plus d’embauches et de dialogue social de l’autre.

Le chef de l’État a toutefois concédé que les impôts étaient devenus « lourds, trop lourds ». Et il a fait miroiter leur baisse à l’avenir grâce aux économies. Cette délicate attention visait clairement à apaiser la grogne sur la fiscalité, qui ne cesse de prospérer depuis l’été.

François Hollande a aussi emprunté le chemin de la compassion en reconnaissant que 2013 avait été «intense et difficile», tout en citant «la croissance faible» et «la succession de plans sociaux».

«La France, c’est une promesse, un avenir, une chance», a-t-il martelé.

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