L’appel à une «Belgique française»

Alors que la Flandre multiplie les provocations à l’égard des francophones, ceux-ci semblent décidés à rendre coup pour coup plutôt que de se contenter de refuser toute réforme institutionnelle, comme ils le font depuis les législatives du 10 juin.Pour la première fois, un politicien francophone, membre du premier parti de Wallonie et de Bruxelles, suggère la partition de la Belgique, mais aussi son quasi-rattachement à l’Hexagone.

Le roi Albert II s’est résolu à demander, en début de semaine dernière, au Premier ministre chargé d’expédier les «affaires courantes», Guy Verhofstadt, libéral flamand qui a pourtant perdu les élections, de constituer un «gouvernement intérimaire».

Le 7 novembre, les Flamands avaient voté unilatéralement contre l’avis des francophones la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) qui permet à 150 000 d’entre eux vivant en Flandre de voter pour des partis francophones et d’être jugés en français.

Le discours de Ducarme, qui agit avec la bénédiction du MR, a fait l’objet d’une discussion au sein des instances dirigeantes.

Il faut désormais préparer un «avenir francophone», car «la Belgique est à bout».

Il souhaite donc la naissance d’une «Belgique française» qui réunirait les régions de Bruxelles (francophone à 90 %) et de Wallonie, éventuellement étendue aux cantons germanophones de l’est. Et comme il ne croit pas à «l’efficacité d’un micro Etat isolé dans l’Union européenne», Ducarme propose non pas un rattachement pur et simple à la France, car «nous avons une identité particulière à faire respecter», mais une «association».

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