« L’Algérie continue à reprocher à la France des silences sur l’époque coloniale »

Il y a cinq ans, des parlementaires français votaient une loi vantant le «rôle positif» de la colonisation française, «notamment en Afrique du Nord» (une disposition finalement abrogée un an plus tard). Un groupe de 125 députés algériens, de différents partis, vient de déposer au Parlement une proposition de loi pour «criminaliser» le colonialisme français.

«Nous envisageons de créer des tribunaux spéciaux pour juger les responsables de crimes coloniaux ou de les poursuivre devant les tribunaux internationaux», a expliqué un député FLN.

Finalement, c’est le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner qui a tempéré l’atmosphère en soulignant que «l’exécutif algérien n’a aucunement pris position sur cette proposition, son inscription à l’ordre du jour n’est donc pas certaine».

Depuis 2005 et l’épisode du «rôle positif» de la colonisation, il y a l’idée en Algérie d’opposer à cette loi française une autre loi.

Le projet a circulé entre les différents états-majors politiques.

Personne n’a eu accès au texte original ou amendé, on ne sait pas vraiment ce qu’il réclame.

S’agit-il de réparations financières, symboliques, d’excuses politiques?

Les autorités algériennes continuent à reprocher à la France des silences sur la séquence historique qui va de la conquête de l’Algérie à la guerre d’indépendance.

Mais, il faut aussi noter certains discours d’ambassadeurs français, en 2005 et 2008, durant lesquels les massacres de Sétif (1945) ont été reconnus et caractérisés.

D’un côté, ce nationalisme politique reste très vivace.

Mais, dans le même temps, existe un sentiment dans la société algérienne que ce discours nationaliste est instrumentalisé à des fins politiques. Source<

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