Les Bruxellois inquiets

SOLITAIRE, un petit drapeau noir, jaune et rouge pend au balcon d’un immeuble du quartier bruxellois des étangs d’Ixelles.Soledad se souvient l’avoir accroché à la fin du mois d’août dernier, quant elle a senti, après qu’Yves Leterme eut échoué à former un gouvernement, que son pays, la Belgique, était menacé d’éclatement.

Discrets ou très grands, les drapeaux se portent haut, principalement à Bruxelles, cité majoritairement francophone enclavée en territoire flamand.

Ils sont surtout visibles dans les quartiers résidentiels d’Ixelles ou de Woluwe-Saint-Pierre, beaucoup moins dans la commune populaire d’Anderlecht ou dans la ville wallonne de Charleroi.

«Les ventes actuelles, près de 35 000, sont dix fois supérieures à ce que nous vendons d’habitude sur six semaines», témoigne Grégory Leroo, le directeur général de Wollux, principal fabricant de drapeaux belges.

Selon les observateurs, ces manifestations témoignent d’une crainte – tout à fait nouvelle côté francophone -, d’une partition du pays, bien que ce scénario ne soit pas d’actualité.

S’y est ajouté le canular, en décembre 2006, de la télévision RTBF, qui a annoncé aux francophones que les Flamands venaient de déclarer leur indépendance.

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