Au tour d’Areva-Alstom ?

Le mariage Gaz de France-Suez à peine conclu, après des fiançailles qui ont traîné en longueur, l’Elysée semble déjà se tourner vers une autre union polémique, celle d’Areva et AlstomSi les deux groupes ont quelques raisons de vouloir convoler, leurs nombreux témoins, de Bouygues à Siemens en passant par EDF et le CEA entendent bien obtenir la meilleure place possible lors de la cérémonie…

Par l’enjeu, d’abord, que représente la recomposition industrielle d’un secteur aussi sensible que le nucléaire, qui plus est quand elle concerne l’un des joyaux mondiaux de la spécialité, Areva.

Par l’importance des acteurs en présence ensuite, puisque sont concernés outre le groupe d’Anne Lauvergeon, Alstom et son principal actionnaire Bouygues, l’allemand Siemens, voire EDF et Total, actionnaires du groupe et observateurs attentifs du secteur.

Par les implications politiques également, dans deux directions.

L’Allemagne en premier lieu, alors que la chancelière allemande Angela Merkel a encore fait part hier de son attachement à maintenir Siemens, qui détient 34% d’Areva NP (l’ancien Framatome) dans le circuit.

Il se dit à l’inverse que Paris aurait préféré offrir un bon de sortie au géant allemand pour disposer de davantage de latitude dans la refonte en vue.

Le Japon en second lieu, puisqu’Areva a dernièrement resserré les liens avec le japonais Mitsubishi Heavy, avec qui il commercialisera un nouveau réacteur de 1.100 MW.

Dans le cadre de la constitution d’un acteur de premier plan de la génération d’énergie, Alstom apporterait à Areva son expertise de la partie conventionnelle des centrales.

-> » De nouveau bijoux de famille vont être vendu pour payer les 13 milliards d’aides fiscals pour le plus riches ! ».

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