Brexit : Londres fait un pas vers le non-respect du droit international

Boris JohnsonLes députés britanniques ont voté massivement en première lecture en faveur de la loi qui leur permettrait de revenir sur l’accord de retrait de l’UE et donc des accords internationaux, avant un examen plus approfondi la semaine prochaine.

Avec une majorité de 77 voix, Boris Johnson a franchi facilement la première étape d’adoption de la loi sur le marché intérieur, publiée il y a à peine une semaine.

Cette loi, si elle est définitivement adoptée, permettra au gouvernement de modifier l’accord de retrait de l’Union européenne signé l’an dernier et qui est un traité international. Une majorité des députés qui ont voté en janvier pour adopter cette loi ont donc voté lundi soir pour ne pas la respecter.

Cette loi comprend «les pouvoirs de neutraliser cette menace, et évidemment nous nous réservons le droit de les utiliser» si besoin, a-t-il tenté de justifier devant les députés Britanniques.

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Boris Johnson a souligné que la loi, non contente de proposer de légaliser le non-respect de la loi, prévoit aussi de diminuer les compétences de dévolution des différentes régions du pays.

Sir Roger Gale, député tory de North Thanet dans le Kent, a voté contre cette loi «pour une question de principe». C’est une question de principe, de ce qui est bien ou mal, et cette loi est mauvaise», a-t-il dit sur la BBC.

Le vote lundi soir, appelé la «seconde lecture», même s’il s’agit en fait de la première étape d’examen de la loi, n’est pas une indication précise du sort final de cette loi. Plusieurs députés conservateurs pourraient avoir voté en faveur de la loi ce lundi pour pouvoir l’amender la semaine prochaine.

Si cette loi était votée en état, la Grande-Bretagne, rentrerait dans la catégorie des pays qui ne respecte plus le droit international. Il faut espérer que dans cette situation, l’Europe prendrait des sanctions a la hauteur des enjeux, car la Grande-Bretagne est redevable a la nation Européenne de 40 milliards d’euros environ suite au Brexit.

Le défaut de la Grande-Bretagne est qu’elle veut toujours gagner de tous les côtés.

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