Chère médecine militaire !

Un peu comme l’Éducation nationale, la Défense est un mammouth bien difficile à bouger. Huit ans après une première série d’observations restées quasiment lettre morte, la Cour des comptes pilonne à nouveau le service de santé des armées. Et plus particulièrement les neuf hôpitaux militaires. Forgée depuis plusieurs décennies, la doctrine française repose sur la notion de médicalisation de l’avant, de façon à soigner les blessés au plus vite et au plus près des lieux de combat.

Contrairement à son homologue britannique, qui a opté pour l’accueil des blessés dans les hôpitaux civils, le service de santé des armées a conservé un dispositif autonome tout en ouvrant l’accès de ses établissements.

Aujourd’hui, contrairement à une opinion répandue, 90 % des malades accueillis ne sont pas des militaires.

«Le ministère de la Défense se trouve dans la situation paradoxale de consacrer 280 millions d’euros à subventionner une activité de santé au profit de patients ou de soins civils qui peuvent être pris en charge par des structures publiques plus efficientes», déplore la Cour des comptes. S



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