16 juillet 2024

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Julien Dray, un chef de bande désormais esseulé

drayJulien Dray veut reprendre sa place au Parti socialiste (PS). Il l’a dit vendredi 18 décembre, au lendemain de la décision de la justice de ne pas le renvoyer en correctionnelle, mais de lui infliger un simple rappel à la loi. Au micro d’Europe 1, il a assuré qu’il compte être candidat aux élections régionales en Ile-de-France, comme tête de liste dans l’Essonne.

Mais que “pèse” aujourd’hui Julien Dray au sein du PS?

Le temps semble bien loin où “Juju”, comme on l’appelle, et sa “bande” mettaient le PS en effervescence.

Lui apportant, notamment, ce qui faisait alors cruellement défaut : de jeunes cadres, issus des mouvements antiraciste et lycéen, ancrés dans les mobilisations de la jeunesse.

Vingt ans après, de “bande” il n’est plus question.

Les liens entre les différentes personnalités qui y ont fait leurs “dents politiques” et leur mentor se sont distendus.

L’ex-chef de file apparaît bien seul.

Il a fait le vide autour de lui.

Il ne bénéficie plus de ce réseau interne.

“Il avait de l’or dans les mains et il a tout gâché”, soupire une proche du député de l’Essonne.

Tout a commencé par une rupture en septembre­ 1980­ : celle d\u2019une poignée de militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) qui ne croyaient plus au grand soir.

Ils sont alors cinq à quitter l’organisation trotskiste pour entrer au PS.

Mais lui est en réalité exclu de la Ligue pour avoir participé à un stage socialiste et, déjà, pour son attrait des objets beaux et chers.

Dès lors, ces trublions n\u2019auront de cesse d\u2019avoir un pied dans le PS comme mouches du coche et un pied dans tout ce qui bouge à l\u2019extérieur.

Ils créent leur petit courant, Questions socialistes, et commencent à séduire ceux qui s\u2019ennuient ferme dans un parti qui a opéré le tournant de la rigueur.

Le climat politique s\u2019est tendu avec un Front national qui émerge lors des municipales en 1983.

L\u2019année suivante, l\u2019événement est réédité mais les jeunes Beurs qui conduisent la mobilisation se divisent.

Les comités SOS fleurissent partout et les premiers concerts rassemblent une gauche qui n\u2019en demandait pas tant.

Julien Dray a réussi son premier coup politique.

François Mitterrand peine à enthousiasmer la gauche et le PS manque de relais dans la jeunesse.

En plein essor des années Tapie, la recette “Juju”, alliant rigueur doctrinale et flair politique, attire.

Le PS y gagne des cadres militants et une influence dans la jeunesse qui sera précieuse pour la réélection de Mitterrand en 1988.

Lors de l’élection présidentielle de 2007, il soutient la candidature de Ségolène Royal.

Lors du dernier congrès, les représentants des différents courants à la commission des résolutions étaient tous des anciens de la bande. Sourceay

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