Les effectifs militaires en Centrafrique

Les effectifs militaires en CentrafriqueDoubler les effectifs militaires en Centrafrique. Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, va passer la fin de l’année en Afrique. Le 31 au soir, il sera à Bamako, au Mali, pour le traditionnel réveillon du ministre auprès des forces françaises en opération extérieure, avant de se rendre au Niger et au Tchad. Ce déplacement ministériel s’effectue dans une période de grande tension, particulièrement en Centrafrique (RCA).

En dépit de l’intervention de 1 600 soldats français, les tueries intercommunautaires qui ont déjà fait un millier de morts n’ont pas cessé et les populations fuient en masse le pays.

Vendredi, le président français, François Hollande, avait demandé à l’ONU de s’impliquer davantage en RCA. Les Nations unies, de leur côté, ont dit étudier le renforcement du contingent de Casques bleus à envoyer sur place, en vue d’appuyer la force africaine de maintien de la paix présente en Centrafrique, la Misca, et ses 4 500 hommes.

Roland Marchal, chercheur au CNRS basé à Sciences Po Paris, est présent à Bangui. Il a répondu aux questions de la rédaction. Je suis tout à fait prêt à parler des erreurs françaises mais je crois que la myopie de la communauté internationale est aussi assez consternante puisqu’il y a ici un bureau intégré des Nations unies, qu’il y avait une représentante de l’Union africaine.

L’une d’elles a été de laisser la Séléka (coalition musulmane opposée au président François Bozizé, NDLR) rentrer dans Bangui, alors qu’il y avait déjà eu des pillages à l’ambassade de France.

Les mesures qui viseraient à pallier les insuffisances de l’opération d’un point de vue militaire sont difficiles à mettre en oeuvre.

Les anti-Balaka sont tout à coup devenus les représentants d’une communauté chrétienne (80 % de la population), qu’ils ne représentent absolument pas.

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