27 février 2024

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Loi sur l’avortement en Espagne

Loi sur l'avortement en EspagneLoi sur l’avortement en Espagne. Ce projet nous fait revenir trente ans en arrière, quand les femmes partaient dans des cliniques en Angleterre, en France ou en Hollande. La première conséquence est donc une atteinte grave aux droits des femmes. C’est aussi une atteinte à la santé publique : celles qui n’ont pas les moyens d’aller à l’étranger pourraient se tourner vers ce que l’OMS appelle des «avortements non sécurisés». Mais il n’y aura pas moins d’avortements en Espagne.

Car c’est démontré au niveau mondial : là où il y a une loi restrictive, le nombre d’IVG augmente ou reste égal.

Actuellement, une femme a jusqu’à 14 semaines pour choisir l’IVG sans avoir à le justifier et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation.

Cette loi, votée en 2010 par le gouvernement Zapatero, combine l’indication médicale et un délai légal.

Les femmes ne pourront avorter qu’en cas de viol jusqu’aux 12 semaines, et jusqu’aux 22 semaines en cas de risque grave pour la santé de la mère.

Et, dans ce cas, il faudra l’avis de deux médecins différents, alors qu’auparavant, de 1985 à 2010, un seul était exigé… Aujourd’hui, lorsque, aux 16 ou 18 semaines, on détecte une malformation grave mais pas incompatible avec la vie, la mère peut demander l’IVG.

Au-delà de l’influence de l’Opus Dei au sein du parti au pouvoir, il y a une motivation électoraliste de la part du PP, à la veille des élections européennes. En fonction des résultats, le gouvernement pourrait changer certains pans de son projet.

Mais il faut savoir que 60 % des Espagnols rejettent cette réforme, qu’ils soient de droite ou de gauche, pour des raisons variées. Face aux manifestations ou aux débats lancés par des associations comme la vôtre, le gouvernement peut-il reculer?

Au sein de l’ACAI (Association des cliniques accréditées pour l’IVG), nous considérons qu’il ne s’agit pas d’un problème espagnol mais européen.

Lorsqu’il a pris des mesures économiques dures, notre gouvernement les a justifiées par le fait que l’Espagne appartient à l’Europe et qu’elle doit suivre les mêmes règles que les autres.

À ce titre, nous saluons les interventions d’élus européens, comme en France, où la ministre des Droits des femmes (NDLR : Najat Vallaud-Belkacem) a eu le courage de «s’immiscer» dans notre débat.

résumé art Grégory Noirot de Sudouest

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