27 février 2024

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Négociations serrées sur l’indemnisation des chercheurs d’emploi

Négociations serrées sur l'indemnisation des chercheurs d'emploiNégociations serrées sur l’indemnisation des chercheurs d’emploi. Les syndicats ont présenté un front uni vendredi face au patronat à l’ouverture des négociations sur l’indemnisation des chômeurs, refusant catégoriquement tout recul de leurs droits alors que le chômage frise des records. Les partenaires sociaux (Medef, CGPME, UPA, CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO) ont jusqu’à mars pour se mettre d’accord sur une nouvelle convention Unédic qui fixe notamment les allocations des 2,2 millions de chômeurs indemnisés par le régime.

Une tâche compliquée par la situation financière de l’assurance chômage: son déficit devrait atteindre 4 milliards d’euros en 2013 et sa dette, aujourd’hui de près de 18 milliards, grimperait à 22 milliards à la fin de cette année, un record.

Avant même d’entamer les discussions, les syndicats ont fait part un à un de leur refus de voir les allocations diminuer, confortés par l’appel de François Hollande à ne pas réduire les droits des chômeurs.

Le gouvernement ne participe pas aux négociations mais a un droit de regard sur l’accord final.

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, veut même indemniser les demandeurs d’emploi « mieux et plus », notamment en portant la durée d’indemnisation de 24 à 30 mois.

« Le sujet du jour n’est pas de rééquilibrer les comptes », a renchéri Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT, qui ne veut « absolument pas toucher » au système permettant d’être indemnisé dès 4 mois de travail, selon la règle du « un jour travaillé = un jour indemnisé ».

Et de renchérir : « Le bon niveau d’indemnisation des demandeurs d’emploi, ça fait partie du pacte de responsabilité » proposé par François Hollande au patronat.

Le patronat est loin d’être sur la même longueur d’ondes: il veut avant tout assainir les comptes de l’Unédic, mais sans augmenter les cotisations des salariés et des entreprises qui financent le régime.

« Une hausse des cotisations est totalement inenvisageable », a réaffirmé la représentante de la CGPME, Geneviève Roy.

« Il faut que nous trouvions un accord car le régime est en péril.

Aucun organisme ne peut continuer à vivre avec un tel déficit ».

Le Medef avait même évoqué il y a quelques mois le rétablissement de la dégressivité dans le temps des allocations des chômeurs.

Les deux principaux « leviers » de cette négociation (baisse des droits ou augmentation des cotisations) étant apparemment bloqués, les partenaires sociaux pourraient éviter un autre sujet qui fâche – le coûteux régime des intermittents du spectacle – et concentrer leurs efforts sur des dossiers plus techniques.

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