Nicolas Sarkozy veut enrayer le déclin de l’industrie française

Dans un discours prononcé à Marignane en clôture des états généraux, il a d’abord brossé, chiffres à l’appui, un portrait sans fard des difficultés qui ont fragilisé, avant même la crise, les industries « made in France » et a proclamé sa volonté de tout faire pour que la France « garde ses usines ».

Au premier rang des accusés de cette « désindustrialisation », Nicolas Sarkozy a sévèrement étrillé les 35 heures, qui, selon lui, « ont tué l’industrie française ».

Il ambitionne d’augmenter la production du secteur secondaire de 25 % en volume d’ici 2015, selon un document de l’Élysée.

Sur le plan européen, le gouvernement souhaite enfin « augmenter de 2 % la part de la France dans la valeur ajoutée européenne d’ici 2015 ».

En plus des 5,5 milliards d’euros déjà alloués aux entreprises innovantes, aux transports et à l’espace, 500 millions d’euros de prêts bonifiés « verts » seront versés aux entreprises qui investissent pour produire propre, a-t-il confirmé.

En outre, 300 millions d’euros financeront « la structuration des filières » industrielles et 200 autres millions une « prime à la relocalisation » des entreprises en France.

Une « conférence nationale de l’industrie » sera par ailleurs créée et chargée, en premier lieu, de proposer en septembre des « mesures concrètes d’allègement et de simplification » de la réglementation.

Dans son catalogue de mesures, le chef de l’État a annoncé la nomination, avant la fin mars, d’un « médiateur de la sous-traitance », un allègement de la fiscalité des brevets et a exhorté Bruxelles à « prendre des initiatives pour une véritable politique industrielle européenne ». Source

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