Paris soutient Athènes

Paris soutient AthènesParis soutient Athènes. En tournée européenne pour plaider la renégociation de la dette, le ministre grec des Finances a trouvé un appui à Bercy. Une semaine tout juste après avoir été porté au pouvoir par les électeurs grecs, le gouvernement du parti de la gauche radicale Syriza a entamé une tournée européenne en quête de soutiens sur son dossier prioritaire: la renégociation de l’abyssale dette publique.

Le plus médiatique des ministres du gouvernement Tsipras, Yanis Varoufakis, populaire blogueur anti-austérité au crâne rasé et à la mâchoire carrée dignes de Bruce Willis, a été reçu à Bercy par son homologue aux Finances, Michel Sapin.

Pas question pour Paris d’annuler la dette mais le grand argentier français s’est dit prêt à discuter «d’éléments permettant d’alléger le fardeau».

Pour Varoufakis, au franc-parler réputé, l’heure n’était plus à comparer le plan d’austérité imposé par les créanciers de la Grèce au «waterboarding», la torture par simulation de noyade employée par la CIA.

Économiste anglophone – il est passé par les universités d’Essex, Cambridge et Sydney -, Varoufakis poursuit cette semaine sa tournée européenne en sherpa de son premier ministre.

Ce dernier consacre sa première visite à l’étranger, lundi, chez les «cousins» chypriotes, également frappés par une crise financière violente et sous assistance financière internationale.

Que ce soit via les prêts bilatéraux, sa participation au Fonds européen de stabilité financière (FESF) ou son poids dans la BCE, l’Allemagne est le plus gros créancier de la Grèce, à hauteur de 55 milliards d’euros.


Vous pouvez aussi aimer

Laisser votre commentaire