« Quelque chose de pourri dans le royaume du Medef »

Ancien président de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, a négocié une indemnité de départ d’un 1,5 million d’euros et la prise en charge financière par l’organisation patronale des conséquences de l’affaire des retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie.Révélés dans l’hebdomadaire Marianne à paraître samedi, ces deux accords conclus entre DGS et l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) ont été négociés respectivement début novembre et fin décembre, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

L’UIMM affirme de son côté avoir, après une décision du bureau « à l’unanimité », signé un accord avec DSGS « au terme duquel l’UIMM assumerait les seules éventuelles conséquences fiscales » pour M. Gautier-Sauvagnac de l’affaire des retraits suspects.

Quelque 19 millions d’euros ont au total été retirés entre 2000 et 2007 sous son autorité.

L’ancien président du patronat de la métallurgie reste délégué général de l’organisation et continue de percevoir un salaire d’environ 20.000 euros par mois.

« Tout semble indiquer que Denis Gautier-Sauvagnac a négocié avec l’UIMM une prime avantageuse comme contrepartie à son silence dans l’affaire du financement occulte de l’UIMM, dont il a été président pendant de nombreuses années », affirme Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du Premier secrétaire.

Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem) voit dans l’indemnité de départ de l’ancien président de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, l’illustration d’un « monde à deux vitesses », souhaitant que le Medef « auto-régule tout ça ».
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