Tombouctou en vue

Soldat_militaireSoldats français et maliens se sont emparés samedi du bastion islamiste de Gao, la principale ville du Nord du Mali, marquant un tournant majeur dans la lutte contre les groupes islamistes armés, au seizième jour de l’intervention militaire française dans le pays.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a affirmé que les «troupes françaises et maliennes» se trouvaient «en ce moment» «autour de Gao et bientôt près de Tombouctou», lors d’un discours devant la communauté française de Santiago du Chili.

«Dès ce soir, Sadou Diallo, le maire de Gao réfugié à Bamako, a pu regagner sa ville accompagné par le colonel (Didier) Dacko», commandant les troupes maliennes sur le terrain, a précisé le ministère.

Paris a précisé que des contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivaient sur zone pour prendre le relais des forces françaises.

Les soldats nigériens et tchadiens sont venus par la voie des airs, depuis Niamey.

«Il n’y a pas de combat à proprement parler» dans la région de Gao, selon un porte-parole de l’état-major français, «mais sporadiquement, des opérations de harcèlement avec des éléments terroristes qui ouvrent le feu sur nos positions après s’être abrités dans des zones urbaines».

«Le Mujao est prêt à négocier la libération de l\u2019otage Gilberto», a déclaré Walid Abu Sarhaoui, porte-parole du Mujao, en référence au Français Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali.

De leur côté, les chefs d’état-major ouest-africains se sont réunis samedi en urgence à Abidjan, alors que le Conseil de paix et de sécurité de l’union africaine (UA) a décidé vendredi soir d’augmenter les effectifs de la force africaine au Mali.

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