Un traitement de choc envisagé pour les médicaments

Les autorités se mobilisent pour éviter une répétition du scandale du Mediator, un antidiabétique soupçonné d’avoir provoqué 500 à 2 000 décès en France.L’Inspection générale des affaires sociales (Igas), dont le premier rapport sur le Mediator avait sonné l’alarme sur les failles du système français de pharmacovigilance, critique sévèrement la politique du médicament et préconise un traitement de choc pour remettre de l’ordre dans les procédures.

Dans une seconde étude qui vient d’être diffusée, cet organisme réclame une simplification de la notification des effets indésirables, un meilleur contrôle des laboratoires, la suppression des visiteurs médicaux, et demande que l’information sur les médicaments soit confiée à un organisme public.

« Le Mediator n’a été correctement évalué ni lors de sa mise sur le marché, ni pendant les trente-trois ans où il a été commercialisé, ni lorsqu’il a été prescrit en dehors de ses indications », déplore le député socialiste Gérard Bapt, président de la mission, dans le rapport rendu public mercredi.

S’abstenant de toute mise en cause dans une affaire qui fera l’objet d’un procès pour « tromperie aggravée » en 2012 contre les laboratoires Servier et leur fondateur Jacques Servier, le rapport s’intéresse aux moyens de renforcer la pharmacovigilance et de « redonner confiance aux acteurs du système de santé », aussi bien les médecins que les patients.

Les parlementaires n’avancent pas de préconisations fracassantes mais proposent des pistes d’amélioration, comme la simplification du fonctionnement de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). S



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