Dans le secret du confessionnal, c’est le grand nettoyage de printemps

« J’appelle ça le grand nettoyage de printemps », sourit le père Christian, qui absout ses paroissiens de l’ouest parisien. Dans le langage chrétien, ce rituel a un autre nom : « faire ses Pâques », c’est-à-dire se délester de ses péchés pour pouvoir communier le jour où Jésus est censé avoir ressuscité.

Sans grande surprise, les petits et grands secrets du confessionnal sentent le « stupre et la fornication », comme le chantait hardiment Brassens. « Dieu merci, j’oublie », soupire le père Jean.

« Si on se souvenait de tout, on deviendrait très vite pessimiste », renchérit son confrère, baptisé Thomas dans l’ouvrage. « La confession s’obsessionnalise autour de la sexualité, en particulier la masturbation (…) C’est comme si on n’avait pas fait Mai 68 », s’« attriste » le père Jacques au leparisien.fr.

Certes, tous les confesseurs ne badinent pas avec la « chose ». Beaucoup de catholiques d’un certain âge se souviennent avec effroi des questions trop inquisitrices sur leurs « pensées impures », et de la leçon qui s’ensuivait.

« Nous sommes plus dans la parole et l’écoute », confirme le père Christian, qui confesse porte des Ternes. Les visages sont plus lumineux après », applaudit le prêtre de 60 ans, qui ne se « lasse pas » d’entendre les fidèles et de les absoudre.

Pour accorder leur pardon « au nom du père, du fils et du Saint-Esprit », les abbés distribuent les Pater et les Ave…, Mais tous ne sont pas adeptes du « moulin à prières », comme le dit drôlement le père Alexis.

Le père Jean-Luc a une pénitence toute trouvée pour celui ou celle qui confie son addiction aux sites pornos : « Je conseille d’aller consulter Internet.

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