Hongkong est malade de son air

C’est devenu le premier constat de tout visiteur : l’air de Hongkong est pollué, très pollué.Selon certains sondages, la pollution serait aussi devenue le principal souci des Hongkongais.Le territoire compte désormais parfois trente jours par mois dits « brumeux » (avec une visibilité amoindrie par la pollution).Selon le professeur Anthony Hendley, du département santé publique de l’université d’Hongkong, la crise sanitaire liée à la pollution de l’air est de type épidémique et incomparablement plus grave par son ampleur et sa durée que celle du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui, en 2003, avait fait 1 755 malades et 299 morts dans l’ancienne colonie britannique.

Anthony Hendley admet que la situation est pire en Chine, « mais la Chine, ajoute-t-il, a des excuses qu’Hongkong, avec son niveau de développement, de richesse et d’éducation, n’a plus depuis longtemps ».

Au lycée français international, on envisage un système de drapeaux, semblable à celui des plages en été, tout en admettant que « si l’on suivait les consignes de l’OMS à la lettre, ce serait drapeau rouge tous les jours ».

L’API est un chiffre issu d’une formule mathématique, censée se faire l’écho de la concentration des principaux éléments polluants de l’air notamment le dioxyde de souffre, l’ozone et les particules en suspension.

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