La «trahison» de la Bulgarie

La Libye a vivement critiqué samedi la grâce accordée aux infirmières et au médecin bulgares à leur retour à Sofia mardi, dénonçant une «trahison» et une «procédure illégale» des autorités bulgares.De son côté, le Premier ministre Baghdadi Mahmoudi a affirmé que Sofia avait «violé les procédures légales en matière d’extradition, prévues par le droit international et par l’accord d’entraide judiciaire signé entre les deux pays» en 1984.

«Nous avons suivi la procédure légale, c’est la Bulgarie qui nous a trahis», a ajouté Mahmoudi.

Sofia avait rejeté ces protestations, affirmant qu’il n’y avait «aucun obstacle» juridique à la grâce.

Les familles des enfants contaminés avaient critiqué un «mépris du président bulgare à l’égard du droit international et du sang des enfants».

Leur porte-parole, Idriss Lagha, également présent à la conférence de presse, a appelé le gouvernement libyen à saisir Interpol pour que les six praticiens soient de nouveau arrêtés et à rompre ses relations diplomatiques avec la Bulgarie.

En vue d’obtenir l’extradition des six praticiens, la Commission européenne avait signé avec la Libye un mémorandum dans lequel elle s’engage à poursuivre l’aide médicale à ce pays et à renforcer ses liens avec Tripoli.

Le Premier ministre libyen a également affirmé que les compensations ont été payées par des pays européens, dont la Bulgarie, la Slovaquie et la République tchèque, ainsi que par le Qatar dont la «médiation» avait été saluée par la Libye, la France et la Commission européenne.

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