Les dérapages en toute franchise

Les dérapages en toute franchiseLes dérapages en toute franchise. Chaque année, l’allongement de l’espérance de vie, l’accroissement du nombre de pathologies lourdes, coûteuses à traiter, entraînent mécaniquement un alourdissement des dépenses de santé.

Au regard de leur importance (145 milliards d’euros), les 6,2 milliards d’euros de déficit de l’Assurance maladie annoncés pour 2007 peuvent paraître «raisonnables».

Si ce n’est que les trous succèdent aux trous et les franchises aux franchises.

La reforme Douste Blazy a été incapable d’encadrer les pratiques médicales, incapable de freiner l’accroissement des honoraires médicaux et l’envolée des dépenses de médicaments.

Le fiasco, c’est avant tout celui de la mise en oeuvre du parcours de soins articulé autour du choix obligatoire par chaque assuré d’un «médecin traitant».

Investi d’un rôle d’aiguilleur, ce dernier devait filtrer l’accès des patients aux spécialistes de façon à éviter les consultations inutiles.

Selon la Cour des comptes, la réforme Douste-Blazy plombe chaque année les résultats de l’Assurance maladie de 189 millions d’euros supplémentaires. En revanche, les 110 000 médecins libéraux empochent un bonus de 389 millions d’euros supplémentaires, de 755 millions si l’on intègre le poids du «1 euro», accordé en 2006 au titre de la revalorisation de la consultation.

Les spécialistes qui avaient tout à craindre du filtrage des généralistes n’ont pas, contre toute attente, perdu au change. Certaines spécialités (la chirurgie au premier chef) ont été revalorisées.

Mais les spécialités dites perdantes (radiologie, rhumatologie, allergologie) ont vu en définitive leurs tarifs maintenus.

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