Les infections à gonocoques en forte progression en France

Tous les indicateurs vont dans le même sens : les infections à gonocoques progressent fortement en France. Et la tendance est d’autant plus alarmante que ces infections sexuellement transmissibles (IST) sont le reflet des comportements sexuels à risque. Entre 2008 et 2009, les gonorrhées (encore appelées blennorragies ou plus familièrement chaude-pisse chez les hommes) ont bondi de 52 % en France, estime l’Institut de veille sanitaire (IVS), qui s’appuie sur deux réseaux de surveillance spécialisée.

Chez l’homme, une infection par des gonocoques entraîne une urétrite aiguë (avec pus, brûlures urinaires), qui passe rarement inaperçue.

«On ne sait pas quelle est la fréquence chez les femmes, et c’est un souci car, ne se dépistant pas, elles participent à la transmission de ces germes», continue Anne Gallay.

Certes, les gonococcies sont souvent des infections bénignes, qui guérissent avec un traitement antibiotique adapté.

Face à cette évolution, les messages de prévention par le préservatif restent indispensables, «mais il est difficile de tout axer là-dessus», estime l’épidémiolo­giste. S



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