Malades et handicapés se mobilisent pour un revenu d’existence « décent »

Plusieurs milliers de personnes handicapées ou souffrant de maladies invalidantes se sont donné rendez-vous samedi 29 mars à Paris, pour une manifestation à l’appel du collectif d’associations « Ni pauvres, ni soumis » qui réclame un revenu d’existence « décent », au moins égal au smic brut pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler. Cinq avions, treize trains et près de sept cents autocars et minibus ont été affrétés spécialement par la centaine d’associations du collectif qui espèrent faire de cette marche entre la place de la République et l’Elysée un mouvement « historique ».
« Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes handicapées, atteintes de maladie invalidante ou victimes d’accident du travail, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté » (817 euros par mois pour une personne seule), affirme, dans son « pacte », ce collectif d’associations liées au handicap et aux maladies invalidantes. Ses membres estiment notamment que la question des ressources des personnes handicapées a été insuffisamment traitée par la loi handicap du 11 février 2005. Si une « prestation de compensation » destinée aux aides matérielles et humaines a été créée, elles soulignent que cela n’a pas amélioré les revenus d’existence. « On peut avoir une aide 24 heures sur 24 mais être réduit à une activité de survie », explique l’Association des paralysés de France. Quelque 810 000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, vivent avec les 628,10 euros de leur allocation adulte handicapé (AAH). Source complète

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