Renault incite ses salariés à renoncer à leurs arrêts de travail

L’usine Renault de Cléon (Seine-Maritime) pousse-t-elle ses salariés à renoncer à leur arrêt de travail en cas d’accident du travail?Celle-ci évoque un « système organisé de pressions visant à ce que les salariés, victimes d’accident du travail et auxquels un arrêt a été prescrit, renoncent à prendre tout ou partie de cet arrêt. »

La direction de Renault a annoncé, mercredi 26 septembre, lors d’un comité d’entreprise du site d’Aubevoye (Eure), le suicide d’un salarié.

Tout a commencé par une série de plaintes de salariés victimes de pressions de leur hiérarchie pour vite revenir travailler.

« On ne peut suspecter de cas de « bobologie » ou de prescription de complaisance », indique-t-on à l’inspection.

Le jour même de leur accident ou dans la semaine, 22 d’entre eux se sont vu proposer un poste aménagé, 17 ont alors accepté de renoncer à leur arrêt après « discussion » avec leur hiérarchie.

Dans un document présenté le 25 mai en comité de direction, des consignes avaient été préconisées afin d « éviter que des accidents bénins ne donnent lieu à des arrêts » et de « réagir en cas d’arrêt manifestement abusif ».

Vous pouvez également aimer

Laisser votre commentaire

Menu Title