Un nouveau scandale sanitaire avec les prothèse de hanches ASR ?

Votre santéAprès le scandale des prothèses mammaires Poly Implant Prothèses, au tour de prothèses de hanches ASR, fabriquées par la société DePuy Orthopaedics, une filiale du géant américain Johnson & Johnson. Dans une enquête commune, le « British Medical Journal » (BMJ) et la BBC estimaient mardi 28 janvier que des centaines de milliers de patients dans le monde pourraient avoir été exposés à des taux importants de métaux toxiques dus à ces prothèses de hanche.

Elles ont été retirées des marchés australien et américain en 2009, mais ont continué à être vendues en France jusqu’en juillet 2010.

Les prothèses ASR mises en cause ont la particularité d’associer deux parties -une tête de fémur et un cotyle – tous deux en métal (cobalt et chrome).

Or leur frottement libère des ions métalliques.

Selon le « British Medical Journal », « l’incertitude » qui entoure la toxicologie des ions métalliques dans le corps n’aurait pas été acceptable pour un médicament.

En avril 2010, elle a toutefois recommandé un suivi annuel pendant 5 ans, un dosage des ions chrome et cobalt en cas de douleurs, et des examens supplémentaires en cas de taux supérieurs à 7 µg/l.

Au Royaume-Uni, le taux de révision à 5 ans est de 12% à 13% selon le type de prothèse ASR utilisé.

24 signalements de vigilance ont été rapportés à l’Afssaps sur les dispositifs métal-métal commercialisées par les autres fabricants.

Comme les implants mammaires, elles font partie des dispositifs médicaux et ne sont donc pas soumises aux mêmes contraintes que les médicaments pour leur mise sur le marché. S



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