Ils n’ont pas d’enfant et n’en veulent pas

Ils n'ont pas d'enfant et n'en veulent pasIls n’ont pas d’enfant et n’en veulent pas. La famille est la valeur préférée des Français, les couples homosexuels revendiquent haut et fort leur souhait d’avoir une descendance, droite et gauche s’écharpent sur les valeurs à enseigner à nos têtes blondes… et eux restent en dehors de tout cela. Ils n’ont pas d’enfant, et n’en veulent pas. Un choix qui, en France, reste marginal, d’après les données publiées par l’Institut national d’études démographiques (INED) le 12 février.

Ils sont 6,3 % des hommes et 4,3 % des femmes, selon l’enquête «Fecond», réalisée en 2010 auprès de 5 275 femmes et 3 373 hommes âgés de 15 à 49 ans par l’INED et l’Institut national de la santé et de recherche médicale (Inserm).

Ce qui étonne, c’est à quel point ce choix reste mal perçu, surtout pour les femmes, qui restent assignées au rôle de mère, de pondeuse, bien qu’elles aient largement investi la sphère professionnelle.

Dans un forum «Tu as peut-être seulement besoin de grandir encore un peu dans ta tête pour être capable d’assumer une maternité avec bonheur», lui répondait une «mère de trois enfants».

», «Ça va venir, tu verras», «Tu regretteras plus tard»… Les personnes en couple stable sont particulièrement ciblées. Non pour des raisons de santé ou financières, mais pour «être bien sans enfant», «rester libre» ou se consacrer à «d’autres priorités».

«L’épanouissement personnel» apparaît comme la principale motivation des personnes concernées, même si l’âge est cité après 40 ans.

La marginalité des sans-enfants est la preuve que ce schéma reste bien ancré dans les représentations collectives.

résumé art lemonde.fr du 12/02/2014

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