Cinq années de guerre en Irak ont renforcé l’Iran

Aveuglée par l’idéologie, l’équipe Bush a multiplié les erreurs.Pour résorber les tensions au Moyen-Orient, il n’y a pas d’autre choix, selon Olivier Roy, que de discuter avec Téhéran.George Bush a célébré, mercredi, la guerre en Irak comme une «victoire stratégique majeure».La première n’était pas seulement un prétexte : les néoconservateurs, autour de Bush, calculaient qu’une démocratie à Bagdad servirait de vitrine face aux régimes iranien et syrien, couperait l’herbe sous le pied des radicaux…

Washington met en avant la baisse de la violence à Bagdad…

La principale, c’est que l’Irak n’existe plus comme État arabe sunnite.

Soit l’Irak va disparaître dans une guerre civile, soit l’État sera rétabli, mais il sera moins arabe (à cause des Kurdes) et dominé par les chiites, naturellement alliés de l’Iran.

Sans le vouloir, les Américains ont exacerbé les clivages et permis à l’Iran d’élargir très considérablement sa sphère d’influence.

Les démocrates Obama et Clinton promettent un retrait?

McCain, lui, prétend rester en Irak pour ne pas céder le terrain à Al-Qaida.

C’est absurde : le véritable danger, c’est une guerre civile.

La «guerre contre la terreur» a exacerbé les tensions à Gaza, au Liban, avec la Syrie et l’Iran, en Afghanistan.

Elle n’aura pas lieu, tant qu’il n’y aura pas un gouvernement lucide à Washington. Source complète

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