18 mai 2024

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Chérèque “Il y aura d’autres drames humains”

Le cas de France Télécom peut s’étendre, estime François Chérèque, car le management se “déshumanise”. Pour autant, après vingt-quatre décès en dix-huit mois, il ne réclame pas la démission du PDG Didier Lombard.

Il l’a dit à Nicolas Sarkozy lors d’une rencontre jeudi soir, à l’Elysée, reprochant au passage au président son optimisme sur la reprise.

Le décalage avec la réalité est criant.

Je reviens d’un tour de France de trois jours, j’ai vu des entreprises qui tournent à mi-temps, des salariés dans un profond état de souffrance qui ne savent pas s’ils ont un avenir, qui voient leur travail sans cesse remis en cause.

Le chômage va continuer d’augmenter alors que Pôle emploi est dans une situation très inquiétante.

Une fois indemnisés, les chômeurs ne sont pas reçus avant trois à cinq mois, des salariés en contrat de transition professionnelle sont mis en attente…

C’est le choix déplorable de la direction, qui a introduit le langage et le management de la rentabilité financière du privé.

Ils vont tout droit vers de graves difficultés humaines, avec le risque d’aboutir à la situation de France Télécom.

Le chômage a fait passer la question des conditions de travail au second plan.

Chez Pôle emploi, chez Alcatel et dans d’autres entreprises, je vois les mêmes signes avant-coureurs, y compris chez les cadres.

Si rien ne change, il y aura d’autres drames humains, des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Mais j’ai aussi vu des entreprises et des sections CFDT, par exemple chez Comptoir des cotonniers ou Lohr industries, qui savent négocier et progresser.

Changer les dirigeants sans changer les méthodes ne servirait à rien.

Il faut revoir la conception purement financière de la gestion.

Beaucoup d’entreprises font passer la rentabilité avant les conditions de travail.

Il dit garantir les missions de service public mais, sans garanties financières, il ne pose pas de barrière à des capitaux privés. Source

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