Défendre le droit à l’avortement

Défendre le droit à l’avortement. Madrid devait être le théâtre de la première grande mobilisation espagnole contre le projet de loi du gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire, PP, conservateur) visant à limiter fortement le droit à l’avortement, samedi 1er février. A bord, des milliers de manifestants prêts à défiler jusqu’au Parlement contre le texte sur la «protection de la vie de l’être conçu et des droits de la femme enceinte».

Son auteur, Alberto Ruiz-Gallardon, ministre de la justice, en est si fier qu’il veut en promouvoir la philosophie dans le reste de l’Europe.

Au quotidien de droite La Razon, il a déclaré récemment qu «en trente ans en politique, c’est probablement la décision la plus avancée et progressiste qu’eu l’occasion de proposer» car elle protège le plus fragile : le «non-né».

Comme président de la région entre 1995 et 2003, puis maire de la capitale entre 2003 et 2011, cet électron libre a autorisé la distribution gratuite de la pilule du lendemain dans les centres de santé, ouvert une salle de shoot pour les toxicomanes et célébré des mariages entre personnes du même sexe.

Surnommé le «Pharaon», il a gouverné Madrid sans compter, la lançant « sans succès » dans la course aux Jeux olympiques à trois reprises, la modernisant, édifiant des complexes culturels et sportifs, prolongeant le métro jusque dans les banlieues industrielles communistes.

A présent chantre de l’austérité, il a fait bondir le montant des taxes judiciaires, projette d’instituer une peine de prison à perpétuité révisable et veut interdire l’avortement, sauf dans les cas de viols et de risques «durables ou permanents» pour la santé physique ou psychique de la mère, mais pas en cas de malformation de foetus.

En théorie, elle interdisait l’avortement sauf dans les cas de viol, de malformation et de risques pour la santé psychique de la mère.

Si Alberto Ruiz-Gallardon veut prétendre un jour être le candidat du PP à la présidence du gouvernement, il lui faut d’abord conquérir l’appareil du parti.

résumé art lemonde.fr

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