Terrorisme : djihadisme, le procès de la cellule « Cannes-Torcy »

Terrorisme : djihadisme, le procès de la cellule « Cannes-Torcy »Terrorisme : djihadisme, le procès de la cellule « Cannes-Torcy ». Vingt accusés comparaissent devant la cour d’assises spéciale de Paris, chargée des crimes terroristes pour des tentatives d’attentats entre 2012 et 2014. Le procès s’ouvre ce jeudi 20 avril, devant la cour d’assises spéciale de Paris, chargée de juger les crimes terroristes.

La matrice prémonitoire du terrorisme qui va se développer en France à partir de l’attentat de Charlie Hebdo, en janvier 2015, aux yeux de nombreux spécialistes.


Comme dans tous les procès hors norme, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 53 jours d’audience au programme – soit une fin des débats prévue le 7 juillet -, 85 tomes de procédure, 80 témoins cités, 14 experts et 20 accusés.

Il y a parmi eux des garçons très «radicalisés» au casier judiciaire chargé, des «revenants» de Syrie, mais aussi toute une clique de convertis d’horizons sociaux divers : Alix Seng, 29 ans, enfant de réfugiés laotiens de tradition bouddhiste ; les frères Elvin, 30 ans, et Joan-Mich Bokamba, 26 ans, fils d’un haut responsable politique congolais, de foi évangélique.

Ou encore Victor Guevara, 28 ans, issu d’une famille aisée du 8e arrondissement de Paris, autrefois renvoyé du très coté lycée Chaptal.

Le vrai meneur, «gourou» spirituel et opérationnel présumé de la cellule, Jérémie Louis-Sidney, ne sera toutefois pas là pour se défendre. Ce «fanatique», «ultraviolent», comme l’ont dépeint plusieurs accusés du dossier, est mort en 2012, un mois après l’attentat de Sarcelles.

c’est Jérémy Bailly – considéré comme son bras droit et essentiellement basé à Torcy –, qui fera donc l’objet de principale figure repoussoir lors de ce procès. Agé de 29 ans, cet homme passé par les Témoins de Jéhovah et régulièrement en proie à des délires mégalomaniaques, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Si les vingt accusés risquent autant, c’est toutefois moins à cause de leur personnalité que parce que le démantèlement de la cellule «Cannes-Torcy» est un dossier à tiroirs qui ne manquera pas de faire débat.

En septembre 2012, la grenade lancée dans l’épicerie casher de Sarcelles est allée par chance se loger sous une rangée de chariots.

Les enquêteurs ont en effet acquis la très forte présomption qu’Ibrahim Boudina, 26 ans, un jeune homme d’origine algérienne sans diplôme, était prêt à mourir en martyr après son retour de Syrie, quelques semaines plus tôt.

Dans la «radicalisation» débridée plus générale, des membres présumés de cette cellule.




   

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