«délit d’initié» EADS !

A l’Assemblée, mercredi, les débats ont été largement alimentés par accusations de délits d’initiés portées contre les dirigeants et actionnaires d’EADS dans une note de l’autorité des marchés financiers (AMF) rapportée par Le Figaro le matin.Interrogée par le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a souligné que «l’Etat n’a jamais vendu une seule action» EADS.

Son prédécesseur Thierry Breton, en poste à l’époque des faits, est sur la même ligne: «Par le pacte d’actionnaires» liant l’Etat français, Lagardère et l’allemand Daimler, «l’Etat n’avait ni à autoriser ni à empêcher la vente d’actions d’autres actionnaires, qui étaient totalement libres de leur stratégie».

Louis Gallois, président d’EADS depuis juillet 2006, a pour sa part déclaré faire «confiance à la justice de notre pays», ajoutant qu’il n’y avait «rien de surprenant» à l’existence d’un rapport de l’AMF.

Selon la «note préliminaire» de l’Autorité des marchés financiers (AMF), transmise au parquet de Paris et révélée mercredi par Le Figaro, la direction et les actionnaires du groupe européen d’aéronautique et de défense EADS se sont rendus coupables d «un délit d’initiés massif» entre novembre 2005 et mars 2006, avant que l’action d’EADS ne s’effonfre, et l’Etat français connaissait la situation.

Le rapport est «accablant pour les groupes Lagardère, DaimlerChrysler, actionnaires d’EADS, ainsi que pour les principaux dirigeants du groupe européen et de sa filiale Airbus» qui «ont vendu les actions avant de rendre tardivement publiques les difficultés d’Airbus, ce qui a provoqué un effondrement des cours».

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