La justice annule le retour aux 39 heures.

L’événement judiciaire va marquer l’histoire du droit du travail et les relations patronat-syndicat : l’épreuve de force entre Me Monique Guédon, l’avocate conseil de l’union locale CGT de Mérignac, siège de Sogerma Services, et de trois délégués syndicaux, et la direction de l’entreprise de maintenance aéronautique, a débouché sur l’annulation d’un accord d’entreprise considéré « défavorable » et « néfaste » pour les salariés aux yeux de la CGT.D’un côté EADS annonçait sa décision de fermer le site de Mérignac, avec 1 000 salariés menacés de chômage. »C’est simple », lâche Me Guédon, « ils perdent en moyenne un mois et demi de salaire par an ».Argument de la direction de Sogerma Services, reprise par son avocat, Me Jean Néret, cette politique salariale « doit faire baisser de 20 % les coûts de production ».Un rapport du comité central d’entreprise de décembre 2006 – avant qu’EADS ne sorte de Mérignac et après quelques mesures de rationalisations – affirmait même que la société repartait « avec de bonnes perspectives en raison de la diminution du taux-horaire (prix de revient de l’heure de maintenance aéronautique) à 60 euros au lieu de 90 euros ».

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