Espionnage : Emmanuel Macron et ses ministres ont-ils été négligents ?

L’un des téléphones du président de la République, mais aussi ceux de l’ex-premier ministre, de 14 ministres et de collaborateurs d’Emmanuel Macron ont été ciblés par le logiciel espion Pegasus.

Emmanuel Macron lui-même aurait été surveillé par le Maroc en 2019, tout comme 14 ministres, des députés et des collaborateurs du président de la République. Cette affaire pose forcément la question de la faiblesse des dispositifs de protection et du non-respect, par certains au plus haut niveau de l’Etat, des consignes de prudence émises par les services de renseignement.

C’est toujours une question très compliquée, surtout avec des ministres, un président et leurs conseillers, qui, à l’exception des fonctionnaires de l’Intérieur ou des militaires de la Défense, viennent souvent d’univers pas du tout sensibilisés aux risques de l’espionnage ou encore au tamponnage par une puissance étrangère.

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Face au risque politique, juste après le conseil de défense d’hier autour du président, l’Élysée a donné la consigne à presque tous les ministres de ne pas s’exprimer dans les médias jusqu’à jeudi attendant la réaction de l’opinion publique.

Une des raisons du défaut de protection : Au début du quinquennat, les jeunes collaborateurs d’Emmanuel Macron ne voulaient pas entendre parler des téléphones portables cryptés TEOREM. Impossible de joindre quelqu’un qui n’a pas le même téléphone satellite en face. « Pas pratique du tout, lourd, peu maniable et fonctionnant mal », expliquaient-ils.

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