27 février 2024

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Eurovision: Patricia Kaas est-elle plus forte que la statistique?

Patricia Kaas, la candidate choisie pour représenter la France, a peu de chances de remporter le concours de l’Eurovision. Les fameux «twelve points» iront sans doute à l’Arménie.

C’est en tous cas le pronostic des économistes et des statisticiens.

On croyait que les économistes ne s’intéressaient qu’à la croissance.

L’eurovision est devenue en quelques années, leur nouveau terrain de jeu.

Et pour cause : l’écart de performance entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest lors du concours ressemble à s’y méprendre à une «anomalie de marché».

Cinq des six pays les mieux notés en finale depuis 2004 sont des pays de l’Est : l’Ukraine, la Russie, la Serbie, la Turquie, et la Bosnie.

A eux seuls, ces cinq pays concentrent un tiers des points distribués par le public sur la période récente.

450000 euros, c’est le montant de la dotation Française à l’Eurovision.

Très vite, les travaux de Derek Gatherer donnent raison à ses confrères : la plupart des votes observés le soir de la finale du concours ont une probabilité très faible de se produire : entre 1% et 5%.

L’explication ne tarde pas à venir : certains pays ont une préférence très marquée – et souvent réciproque – pour d’autres.

La France elle aussi, a ses préférences : elle donne à chaque fois des notes très élevées à l’Arménie et à la Turquie.

«Sur la période 1975-2003, les échanges de votes entre les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) restent anormalement forts, même une fois corrigés des effets culturels», confirme Laura Spierdjik, économiste de l’université de Twente aux Pays-Bas.

«Deux arènes coexistent lors de l’Eurovision», conclut Derek Gatherer : l’une musicale, l’autre politique. Source

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