Les salariés du Pôle emploi «sur les nerfs»

Les salariés du Pôle emploi «sur les nerfs»Djamel, cinq ans d’ancienneté dans une agence ex-assedic du 20e arrondissement, est le seul à avoir fait le déplacement jusqu’à Bastille pour participer à la manifestation parisienne des salariés du Pôle emploi, parmi la grosse quinzaine d’agents que compte son agence.

Des chiffres en baisse par rapport aux premières mobilisations, le 1er décembre et le 5 janvier derniers, quand près de 60 % des personnels Assedic et 50 % des Ex-ANPE avaient cessé le travail.

En cause, la détérioration des conditions de travail et le manque de personnel pour faire face à l’afflux de chômeurs (50 000 par mois depuis janvier).

Le guichet unique, le traitement de la demande d’emplois et du calcul des allocations par la même personne, la moyenne utopique d’un conseiller pour 60 demandeurs d’emplois, «Tout ça est bien fumeux» explique Tatiana, qui doit s’occuper personnellement de 158 chômeurs.

Les deux tiers restants, cette ex-ANPE ne se tourne pas les pouces : elle doit aussi assurer la permanence téléphonique, le fameux 3949 que les nouveaux chômeurs composent pour s’inscrire, «quand quelqu’un a le temps de prendre l’appel», et enfin démarcher les entreprises partenaires du Pôle emploi.

Jacques Rousselin, membre du SNU (Syndicat national unitaire), s’estime de son côté un peu plus chanceux que nombre de ses collègues : il ne fait que dans le conseil aux futurs créateurs d’entreprises, ceux qui ont un projet qu’ils veulent mener à bien.

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