Le renouvelable peine à décoller en France

LE «GRENELLE de l’environnement» a planché sur les énergies renouvelables, le nucléaire ne faisant pas partie des discussions.Parmi les propositions retenues par la table ronde, on peut citer la mise en place d’une agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l’augmentation des financements de la recherche, au même niveau que pour le nucléaire.

En tout cas, les discussions ont été suivies de près par les acteurs de la recherche, qui d’ailleurs n’y avaient pas été conviés.

Le «Grenelle» a focalisé l’attention sur un secteur d’activité beaucoup moins développé en France qu’en Allemagne, leader incontestable en Europe.

Le tout-nucléaire et le prix bas de l’électricité ont contribué à cette situation, reconnaît Philippe Freyssinet, responsable des énergies durables et de l’environnement à l’ANR (Agence nationale de recherche).

Le budget de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour la recherche est de 11 millions d’euros, ce qui est notoirement insuffisant pour des recherches sur l’énergie qui restent plus coûteuses que les autres.

Sur l’hydrogène par exemple, le CEA a plusieurs pistes de recherche qui visent toutes à améliorer les performances et réduire les coûts.

«C’est là où il faut que l’Etat actionne la pompe», souligne Alain Bugat.

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