Les salaires augmentent moins en 2025

Des niveaux de progression se rapprochant de ceux d’avant la pandémie de la covid-19. Selon une étude annuelle diffusée par le cabinet Deloitte le vendredi 29 août, les salaires connaissent une hausse moins importante en 2025, mais demeurent toujours plus élevés que l’inflation. Cette année, les salaires des ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (OETAM) connaissent une progression de 2,5 %, contrairement à 3,5 % en 2024. Par ailleurs, la rémunération des cadres s’élève à 2,3 %, après une augmentation de 3,4 % l’année précédente. Ces chiffres proviennent d’une analyse d’un million de données salariales issues de 300 entreprises réparties sur divers secteurs et emplacements géographiques.
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« Après deux ans remarquables en matière d’augmentation de taux due à une inflation élevée, cette année semble plutôt être un retour à la normalité », détaille Sophie Lazaro, associée en capital humain chez Deloitte, lors d’un entretien avec l’AFP. « On atteint donc des niveaux d’augmentation de salaire qui ressemblent davantage à ceux d’avant 2020 », met-elle en exergue.
Les projections de hausse pour 2026 sont également inférieures à celles établies il y a un an. Pour toutes les catégories socioprofessionnelles, ils tombent de 3 % à 2 %, avec seulement 40 % des employeurs qui se sont exprimés, alors que ces prévisions ont généralement lieu en été. Sophie Lazaro précise que cela est dû à « l’instabilité et l’incertitude tant sur le plan socio-économique et politique en France, qu’en matière de politique commerciale à l’échelle internationale ».
En 2025, bien que les hommes continuent de recevoir des salaires plus élevés que les femmes, la différence moyenne en termes de responsabilités et de temps de travail équivalents – tous métiers et secteurs confondus – a considérablement diminué. Il baisse de 2,3 %, comparativement à 3,8 % en 2024. L’étude précise que « la diminution de l’écart se produit dans un contexte où les obligations réglementaires européennes relatives à l’égalité des salaires sont renforcées ».
Pour les OETAM, la différence n’est plus que de 1,4 % en faveur des hommes. Cependant, elle reste de 3 % pour les cadres et atteint même 10,2 % pour les cadres supérieurs. De plus, la différence moyenne de salaire entre l’Ile-de-France et les autres régions se renforce, augmentant de 4 % à 5,6 % en faveur de la région parisienne.
