Tim Merlier décroche une troisième victoire sur le Tour de France 2026 au terme d’une 12e étape cadenassée par les équipes de sprinteurs

Le Belge Tim Merlier célèbre sa victoire à Chalon sur Saône le 16 juillet 2026 sur la 12e étape du Tour de France LOIC VENANCE AFP

Le débat est clos : Tim Merlier (Soudal Quick-Step) est le plus puissant de ce Tour de France. Le Belge a remporté l’emballage final du peloton sur la 12e étape, jeudi 16 juillet à Chalon-sur-Saône, au terme de 179 kilomètres de plaine contrôlés d’une main de fer par les équipes de sprinteurs.

Plus puissant qu’Olav Kooij (Decathlon-CMA CGM) et Jasper Philipsen (Alpecin), respectivement deuxième et troisième de l’étape, il décroche sa troisième victoire sur cette Grande Boucle, après les 6e et 7e étapes. Le sprint final a par ailleurs été marqué par la chute de Fernando Gaviria, qui a emporté plusieurs autres coureurs avec lui, dont le champion de France 2025 Dorian Godon.

Mads Pedersen (Lidl-Trek) a conservé son maillot vert en remportant le sprint intermédiaire en début d’étape, malgré un écart vers les barrières, devant Jasper Philipsen, qui aurait pu lui coûter ces 25 points, mais qui ne lui a finalement valu qu’un avertissement des commissaires. “Ce qu’il s’est passé entre le commissaire et moi, cela reste entre nous et ils ont pris la bonne décision, a-t-il commenté au micro de France Télévisions. C’était quand même une bonne journée, on a limité les dégâts.” Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) et les autres cadors du classement général ont passé une journée tranquille, à la veille de l’ascension du Ballon d’Alsace (8,9 km à 6,9%) vers Belfort.
Veistroffer encore animateur

Les formations de sprinteurs ne comptaient pas manquer ce qui pourrait déjà être le dernier sprint massif de cette 113e édition, si les deux dernières étapes de plaine, la 17e vers Voiron et la dernière à Paris, sont rendues trop difficiles par les ascensions plus prononcées qui les jalonnent. Conjointement, l’équipe Alpecin de Jasper Philipsen, la Soudal Quick-Step de Tim Merlier et la NSN de Biniam Girmay ont étouffé une à une chacune des velléités des baroudeurs.

La première, peu après le départ donné depuis le circuit de Nevers-Magny-Cours, est évidemment venue de Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché). Après 144 kilomètres en solitaire sur l’étape 5, puis 157 kilomètres le surlendemain avec un seul compagnon, l’inépuisable baroudeur a cette fois eu la chance d’être rejoint par trois autres coureurs, sortis après le sprint intermédiaire : Ewen Costiou (Groupama-FDJ), Mattéo Vercher (TotalEnergies) et Damiano Caruso (Bahrain-Victorious).

Mais les fuyards ont rapidement vu leur avance limitée à un très fin matelas d’une trentaine de secondes. De quoi les décourager, au point de tous rentrer dans le rang de leur propre chef. Tous, sauf l’irréductible “sanglier de Fouesnant” Baptiste Veistroffer, à nouveau seul contre la meute, qui a ensuite embrayé le pas à 13 nouveaux alliés de circonstance, après une attaque collective initiée par la Lidl-Trek dans un faux plat montant à 35 kilomètres de l’arrivée. Là encore, les équipes de sprinteurs ont ramené tout le monde à la raison, puis de nouveau quand les attaques ont fusé dans la côte de Montagny-lès-Buxy (4e catégorie, 2,6 km à 4,3%), à 20 kilomètres du terme.

La Soudal Quick-Step ne regrettera pas les efforts consentis. Victorieux quatre fois sur le Tour l’an dernier, dont deux fois déjà grâce à son sprinteur phare, le “Wolf Pack” a été l’équipe la plus active au moment où la procession s’est transformée en feu d’artifice à l’initiative de la Lidl-Trek. Seulement accompagné par Jasper Stuyven dans les derniers kilomètres, Tim Merlier a de nouveau fait parler sa puissance brute et sa technique de sprint impeccable, comme à Bordeaux et à Bergerac. Cette fois, il a, en plus, eu le plaisir de partager sa victoire avec son fils Jules, monté sur le podium à ses côtés.

17/07/2026 – Source