La pression monte autour de Bouton

Le gouvernement a répété qu’il ne tolérerait pas de raid hostile sur la Société générale mais il a accentué la pression sur son président Daniel Bouton, qui apparaît de plus en plus fragilisé au moment où la banque prépare une délicate augmentation de capital.Les difficultés de la banque, après l’annonce le 24 janvier d’une perte de 4,9 milliards d’euros imputée à un trader, et les déclarations du gouvernement contre une OPA hostile ou étrangère ont paradoxalement contribué à attiser la rumeur d’une offre amicale de BNP Paribas, faisant rebondir l’action SocGen qui a clôturé en hausse de 10,42% en Bourse de Paris.

« Le gouvernement ne laissera pas la Société générale être l’objet de raids hostiles de la part d’autres établissements bancaires », a déclaré le Premier ministre François Fillon lors d’un point de presse.

Après les propos sévères de Nicolas Sarkozy lundi à l’encontre de Daniel Bouton, prié de « ne pas s’exonérer de ses responsabilités » face à un « fort problème », la ministre de l’Economie Christine Lagarde s’est efforcée de ramener un peu de sérénité en soulignant qu’il incombait aux administrateurs de la banque de changer ou non de capitaine.

Daniel Bouton, en poste depuis 1997, avait indiqué lundi que sa démission, refusée par le conseil d’administration quand la perte de 4,9 milliards d’euros a été connue, était toujours « sur la table ».

Le groupe UMP à l’Assemblée s’est cependant prononcé contre la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire alors que l’enquête judiciaire suit son cours.
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