Les syndicats de police en colère après l’annonce de Macron

La volonté d’Emmanuel Macron de créer une plateforme de signalement des discriminations a suscité l’indignation chez les forces de l’ordre ce vendredi. En guise de protestation, le syndicat Alliance appelle les forces de l’ordre à ne plus procéder au moindre contrôle d’identité.

A l’unisson, les syndicats de policiers affirment ne pas pratiquer de contrôle au faciès: « On fait notre travail correctement.

De son côté, le syndicat Alliance-Police s’indigne dans une vidéo des « allusions douteuses sur les actions des policiers » du président de la République et appelle, en signe de protestation, les forces de l’ordre à ne plus procéder au moindre contrôle d’identité.

Toutefois, une étude publiée en 2017 par le Défenseur des Droits, Jacques Toubon, esquisse l’état de la relation entre la police et la population au moment des contrôles d’identité. Il apparaît que 80% des individus qui correspondent au profil de « jeune homme perçu comme noir ou arabe » ont été contrôlés ces cinq dernières années, contre 16% pour le reste des personnes interrogées.

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« Le président veut que nous cessions les contrôles d’identité parce que Gare du Nord, Barbès ou la Goutte d’or à Paris, il y a de fortes probabilités que les contrôles soient plus sur des personnes de couleur que sur des personnes blanches. »

Sur BFMTV, le secrétaire général du syndicat de police réclame en retour la mise en place d' »un système de statistiques ethniques comme en Angleterre afin que l’on puisse comparer proportionnellement ces soi-disant contrôle au faciès avec l’environnement où cela a été fait, la population qui y réside où y transite ».

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