Face à la «crise de l’autorité», Macron préconise une «rééducation»

Moi, je parlerais d’une banalisation de la violence» a expliqué vendredi soir Emmanuel Macron, devant plusieurs dizaines de journalistes de l’Association de la presse présidentielle réunis pour la circonstance dans un restaurant parisien.
Le président LR du Sénat Gérard Larcher declarait ce vendredi encore en interview sur LCI d’un «sentiment d’impuissance» et d’un «recul de l’État de droit».
Le chef de l’État s’étonne que ceux qui dénoncent ses insuffisances «sont ceux qui ont réduit les moyens de la police et de la gendarmerie», visant implicitement les baisses d’effectifs pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Au plan de relance qui sera présenté jeudi prochain, le chef de l’État prétend associer un plan de restauration du pacte républicain. Il a annoncé qu’il s’exprimerait publiquement sur le sujet vendredi prochain, à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de la République (la IIIe) par Gambetta, le 4 septembre 1870.
S’il s’abstient de reprendre à son compte le mot «ensauvagement», Emmanuel Macron partage apparemment sans réserve le diagnostic alarmant de son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.
Inscrivez-vous à notre lettre d’information
