Selon Bruno Retailleau, les radiologues commettent des actes inutiles

Selon Bruno Retailleau, les radiologues commettent des actes inutiles
Examen dIRM à lhôpital Bicêtre AP HP service de radiopédiatrie

Le domaine de la radiologie représente un coût excessif pour la Sécurité sociale. C’est l’opinion exprimée par Bruno Retailleau qui soulève la question suivante sur BFMTV le 17 septembre dernier : « Pourquoi existe-t-il, dans le domaine de l’imagerie médicale, une dépense d’un milliard d’euros pour des examens inutiles ? » Est-ce que la France compte un nombre excessif de stations de radio superflues ? On procède à une évaluation de la situation.

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Lorsqu’on aborde le domaine de l’imagerie médicale, il est question des différentes modalités telles que la radiographie, l’échographie, la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Effectivement, ce domaine représente un coût croissant pour l’assurance maladie : les dépenses prises en charge s’élevaient à 3 milliards d’euros en 2019 et devraient atteindre 3,7 milliards en 2024. Quelle est la raison de cette prolifération d’imagerie médicale ?

Henri Guérini, radiologue à Paris, vice-président du syndicat UFML, l’admet. Les médecins prescrivent parfois un nombre excessif d’examens : « Les radiologues ne sont pas chargés d’aller chercher les patients dans la rue». Il est possible que, à certains moments, il y ait un manque de connaissance concernant la prescription appropriée. C’est la raison pour laquelle il existe des protocoles, y compris parmi les praticiens de la médecine, des protocoles de prescription qui sont élaborés, en particulier par la Société française de radiologie. Parfois, cela est attribuable à la pression exercée par les patients qui accordent une importance croissante aux diagnostics établis sur l’imagerie. Il peut arriver que l’imagerie ne soit pas nécessaire.

Les experts du domaine font souvent référence à un taux d’environ 20 % d’examens d’imagerie jugés superflus ou non pertinents. Le sujet a été examiné par l’Inspection générale des affaires sociales. Dans un récent rapport, elle identifie plusieurs procédures d’imagerie médicale qui présentent un niveau élevé de redondance, se référant à des examens répétés effectués dans un laps de temps très court. Tout d’abord, on retrouve les radiographies du poignet ou du thorax. Selon ce rapport, une augmentation du nombre d’actes pourrait être l’un des facteurs contribuant à la rémunération élevée des radiologues. Plus d’un tiers des médecins spécialistes ont des revenus supérieurs à la moyenne.

Les chiffres sont considérés comme fantaisistes par les experts de l’industrie, mais jugés crédibles par Carine Milcent, économiste de la santé, directrice de recherche au CNRS. Il s’agit d’un secteur qui génère des profits significatifs. Nous sommes néanmoins confrontés à une croissance excessive du nombre de stations de radio. On observe une augmentation d’environ 30 à 40 % entre les scanners et les IRM depuis 2019. Ainsi, nous sommes confrontés à des situations où l’on constate une rentabilité, comme l’indique l’interviewée.

Il y a sûrement un excès potentiel dans l’utilisation de l’imagerie médicale. Par ailleurs, il reste à déterminer le montant des économies potentielles réellement réalisables. Nous avons sollicité des informations auprès du bureau de Bruno Retailleau concernant son chiffre d’affaires. Cependant, aucune explication n’a été fournie au sujet de la méthode de calcul utilisée.

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