Le Scombrus, un super chalutier géant « fossoyeur des mers »

Chalutier usile Le Scombrus« Le Scombrus a été fabriqué en Norvège, va vendre sa marchandise aux Pays-Bas et on ne le reverra jamais ici à Concarneau », a expliqué Gwen Pennarun, pêcheur et président des ligneurs de Bretagne, lors de la conférence de presse des opposants au super chalutier.

La veille, la manifestation baptisée « Jour de deuil pour la pêche artisanale – Jour de fête pour l’industrie » a été interdite par la préfecture de police, pour « risque de trouble à l’ordre public ».

Nous demandons officiellement à Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique et Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation, de se positionner sur ce sujet : l’interdiction de la pêche industrielle partout dans le monde ».

« Il y a un ennemi commun à la pêche artisanale et à la protection des ressources : les Pays-Bas », dit Frédéric le Manac’h, directeur scientifique de l’association Bloom. »

LIRE AUSSI >> Le gigantisme des navires et leur sécurités

En effet, la campagne de sensibilisation de l’opinion au sujet des ravages de la pêche électrique avait révélé la main mise de deux groupes géants hollandais sur la pêche européenne : Cornelis Vrolijk, qui possède le Scombrus, et Parlevliet & Van der Platz.

Pourtant, France Pélagique n’hésite pas à parler d’un « navire novateur doté des dernières innovations dans le domaine des techniques de pêche sélectives et respectueuses de l’environnement ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le Scombrus est capable d’amasser 200 tonnes de poisson en une nuit quand un bateau de moins de 12 mètres se situe autour de quelques tonnes par an… Bien que l’inauguration du navire n’aura finalement été que peu chahutée (si l’on excepte un jet de poisson et un peu de peinture), la contre-cérémonie a vraisemblablement posé les premières pierres d’un mouvement plus vaste et fédérateur. « Nous nous devions d’alerter la population et on remercie le préfet d’avoir interdit ce rassemblement car il lui donne du poids. Nous n’avons pas peur, nous sommes à poil, nous n’avons plus le choix ».

Inscrivez-vous à notre lettre d’information




Vous pouvez aussi aimer

Laisser votre commentaire