En France les pesticides dans les fruits et légumes est sous-évaluée

Repression des fraudesTous les ans, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) communique, sur la base de contrôles aléatoires, les pourcentages de fruits et les légumes contaminés par des résidus de pesticides. L’ONG Générations futures publie ce jeudi un rapport qui démontre que ces chiffres sont significativement inférieurs à la réalité.

Faute de spécifications, il semblait acquis pour tout le monde que les chiffres des bilans annuels publiés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) étaient issus de contrôles sur l’agriculture intensive uniquement. Or il s’avère que ce n’est pas le cas.

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À partir de 2019, Générations futures a demandé l’intégralité des tableaux de données à la DGCCRF dans le but d’établir des statistiques plus fines. Sur la base des données complètes communiquées, l’ONG a découvert que les statistiques ont été calculées à partir à la fois d’échantillons prélevés en agriculture intensive et d’échantillons provenant de l’agriculture biologique ; ce qui fait baisser significativement les pourcentages de résidus de pesticides sur les fruits et légumes.

Sur l’année 2017, une fois ôtés les échantillons bio, les pourcentages de résidus de pesticides sont en réalité 2 à 3% plus élevés : au lieu de 63% pour les fruits et de 43% pour les légumes, les chiffres sont respectivement de 67% et 45%. Au final, cela donne un résultat global de 54% de contamination aux pesticides, au lieu des 51% précédemment annoncés.

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